Réflexion sur les galères de la vie☀️

Me voici de retour d’une période d’introspection, avec pas mal de prise de recul sur mon business. Je fête bientôt mes 5 ans d’entrepreneuriat, j’ai d’ailleurs pour l’occasion lancer un nouveau format de contenu “Zoom sur mon business (presque) 5 ans plus tard” qui m’a poussé à prendre de la hauteur sur tout ce qu’il s’est passé ces cinq dernières années.
Et j’en ai tiré une conclusion : les périodes difficiles que j’ai rencontré ont TOUTES été salvatrices pour la suite. Alors je me suis demandé, ces galères que l’on voudrait absolument éviter, est-ce que finalement elles ne sont pas indispensables à notre évolution ?
Je vous partage ma réflexion sur le sujet dans cette newsletter.
“Quelle est votre recette de la réussite ?” “C’est l’adversité” Henri, entrepreneur successfull de 60 ans à qui j’ai posé cette question et qui a confirmé ma conclusion sur le sujet.
☀️ Et si c’était dans l’adversité que l’on apprenait le plus ?
C’est la leçon que ces dernières années semblent m’avoir transmises. Tous les moments difficiles que j’ai vécu et durant lesquels je me suis dis “Mais b*rdel quelle galère, pourquoi moi ?”, sont finalement ceux qui, avec du recul, ont été le plus chargés en apprentissages.
Le management toxique que j’ai vécu m’a poussé à me lancer dans l’entrepreneuriat, les personnes toxiques qui m’ont fait souffrir m’ont poussé à mieux m’entourer, les moments difficiles dans la maladie m’ont rappelé à quel point la santé est essentielle, le surmenage m’a permis de construire un nouvel équilibre beaucoup plus sain, et j’en passe.
Ce sont souvent les situations inconfortables qui m’ont permis de passer à l’étape d’après, et de faire de sacrés bons en avant.
Mais alors, pourquoi ? Ne peut-on pas apprendre dans le calme et la sérénité ? Faut il absolument galérer pour tirer des grandes leçons de la vie ?
☀️ Les galères, source de remise en question
Elles agissent comme un signal d’erreur : il y a un problème, il faut donc faire autrement pour le résoudre, faire en sorte qu’il ne se reproduise pas, et on a besoin de se remettre en question pour ça.
- Qu’est ce qui n’a pas marché ?
- Qu’est ce que ça me fait ressentir ?
- Qu’est ce que je peux changer pour éviter que ça ne se reproduise ?
Prenons l’exemple de l’échec. Il envoie le signal que ce que l’on fait ne fonctionne pas. Donc on analyse, on ajuste, on teste autre chose. Si nous avions réussit, est ce que l’on aurait pris autant de recul pour en apprendre autant ? Pas sûre. C’est ce travail d’analyse indispensable pour sortir d’une situation difficile, qui finalement transforme l’expérience en apprentissage.
☀️ Elles donnent du sens et sont mieux mémorisées
Les difficultés déclenchent des émotions. Elles marquent donc un temps fort dont notre corps et notre cerveaux se souviennent. Face à une émotion forte et un enjeu réel, les expériences sont plus marquantes, et deviennent donc de vraies leçons.
Y a qu’à voir quand une relation ne fonctionne pas comme on l’aurait souhaité. ça génère chez nous un sentiment de tristesse, de colère, parfois de dégoût, qui nous pousse à nous dire “plus jamais ça”.
C’est parce que le moment est associé à une émotion forte que l’on s’en souvient, et que l’on évite de le reproduire. Et ça vaut aussi pour les émotions positives d’ailleurs ! Dans un moment de réussite, de victoire, d’épanouissement, c’est l’émotion que l’on ressent qui fait que l’on s’en souviendra.
☀️ Elles renforcent les capacités mentales
De difficulté en difficulté, on développe finalement des compétences que l’on aurait eu du mal à apprendre autrement.
- Notre gestion du stress, qui est mis à rude épreuve dans les périodes difficiles et nous oblige donc à apprendre à le gérer correctement, et ça nous sera utile pour tout un tas de situations.
- La prise de décision qui doit être bonne et rapide. Quand nous sommes dans l’obligation de s’adapter, on met en place des schémas différents de ceux que l’on a déjà testé. Il faut trouver une solution, changer de stratégie, parfois se changer soi-même, et on met tout ça en place à une vitesse défiant toute concurrence.
- La confiance en soi, qui augmente indéniablement lorsqu’on se rend compte que l’on a été capable de gérer cette situation challengeante
Je crois que les épreuves, même si on préfèrerait les éviter, forgent des ressources psychologiques, dont on avait souvent même pas conscience de les maîtriser, avant d’en avoir besoin.
☀️ Mais du coup, est-ce qu’on apprend toujours de ses galères ?
Malheureusement, je pense que non. Il y a des erreurs que l’on répète plusieurs fois avant d’en tirer une vraie conclusion (coucou les relations toxiques). Ce qui transforme vraiment la galère en apprentissage, c’est toute la réflexion qui y est associée. L’analyse, la prise de recul, la recherche de solutions alternatives.
Sans ça, la galère devient juste une galère répétée ! On connait tous une personne qui se plaint de ce qu’elle vit, sans pour autant jamais faire autrement, et qui donc répète les mêmes schémas inlassablement.
C’est parce qu’on les transforme en terrain de jeu, que les difficultés deviennent source de remise en question, de sens, et de développement de nos capacités mentales. Et je pense profondément, que l’on a tout intérêt, même s’il y a des situations plus difficiles à vivre que d’autres, à les voir comme des sources d’apprentissage, que l’on regarde avec un peu de hauteur en ce demandant “Cette épreuve est là pour m’apprendre quoi ?”

